Eve et moi y étions le temps d'un week-end pluvieux où malheureusement les activités (plongée, tour du lagon, pêche) n'ont pu être réalisées.
Mais heureusement, le cadre de l'hôtel était magnifique et nous étions surclassés en bungalow sur pilotis, ce qui nous a quand même permis de changer d'air.
Pendant qu'Eve travaillait, Hino et moi (entres autres) sommes allés grimper du côté de l'Aorai, un des plus hauts sommets de Tahiti. Le temps d'une journée ensoleillée, nous avons grimpé
jusqu'au premier refuge et nous avons pu profiter d'une vue dégagée qui nous a permis de voir jusqu'à Tetiaroa, située 60 km au Nord !
Du retour de l'Aorai, nous sommes partis faire un tour en bateau, et en avons profité pour tester le Wake board. Malheureusement pour moi, ça n'a pas été un grand succès car je n'ai pas réussi à
me mettre debout sur la planche. Mais ce n'est que partie remise pour plus tard !
La semaine dernière, Eve et moi étions à Manihi. En attendant plus de détails sur notre week-end, voici un petit panoramique pris depuis la plage de l'hôtel :
Ce week-end, nous partons à Manihi, une île des Tuamotu (donc île basse avec un grand lagon) célèbre pour ses fermes perlières.
En attendant de vous en dire plus, voici la vidéo qui présente l'hôtel - Le Pearl Resort - où nous irons :
Actuellement, nous sommes en pleine Alerte Rouge au Tsunami :
Voici le Communiqué du Haut commissariat : A 7h50 ce matin, un séisme a été signalé aux îles Samoa de magnitude 8.3. Une vague est annoncée à partir de 10h30 en Polynésie française : - de 2 mètres aux Marquises - de 90 cm aux îles de
la Société, aux Australes et aux Tuamotu-Gambier. Mesures urgentes de sécurité : - aux Marquises, il est demandé à la population de s’éloigner des côtes à une hauteur par rapport à la mer d’au
moins 10 mètres. - Dans l’archipel de la Société, il est demandé à la population de s’éloigner des côtes à une hauteur par rapport à la mer d’au moins 5 mètres. - Pour les îles basses, rejoindre
le point le plus élevé et le plus éloigné de la côte, et prioriser les abris. Les éléments dont nous disposons font état d’un risque important d’inondation des îles basses. Eloignez-vous des
vallées et des baies. Attachez solidement vos bateaux et autres embarcations. Restez à l’écoute de RFO Radio. Dès que l’alerte sera levée, une communication vous sera faite par cette
station. Respectez les consignes de sécurité qui vous seront donnés par les services compétents. Pour plus d’information, le numéro vert : 444 210.
Pas de panique, nous sommes à l'abri, Eve est à l'hôpital, je suis au bureau (au 2ème étage) et la maison (et Hino) est située suffisamment en hauteur pour ne rien craindre.
L'alerte n'est toujours pas levée pour le moment, et ce fut un peu la panique ce matin car dès l'alerte (il y a eu une sonnerie que personnellement, je n'ai pas entendue !), tout le monde a fuit
le centre-ville de Papeete, situé au niveau de la mer. Bref, c'est l'alerte rouge mais il n'y a pas à paniquer.
Eve et moi avons voté aux Elections Européennes, mais par procuration, car nous sommes toujours inscrits sur les listes électorales de nos villes d'origines.
En étant résidents en Polynésie Française, nous aurions pu nous inscrire sur les listes locales, mais nous ne l'avons pas fait. La raison principale étant que les enjeux de la politique locale
sont très différents de ce que nous connaissons en France, les partis ne sont pas les mêmes et surtout, ici, la question institutionnelle sur le statut de la Polynésie Française (autonomie ou
indépendance ?) est centrale et quelque part, nous dépasse car "nous ne faisons que passer".
Inscrits sur les listes locales, nous aurions pu voter aux Elections européennes afin de choisir les représentants de l'outre-mer français, et pourtant, la Polynésie Française ne fait pas partie
de l'Union Européenne !
Et oui, c'est surprenant, la Polynésie Française fait partie de la France qui est membre de l'UE mais la Polynésie Française ne fait pas partie de l'UE ! C'est ce genre de "détail" qui confirme
que nous sommes dans un Pays autonome au sein de la République Française. La Polynésie Française, ainsi que les autres Ex-TOM, n'est pas membre de l'Union Européenne mais est un PTOM (Pays
Territoire Outre Mer) de cette dernière, et à ce titre, bénéficie d'un partenariat privilégiée avec l'UE qui est révisé environ tous les 4-6 ans. Concrètement (et essentiellement), cela signifie
que la Polynésie Française peut bénéficier de subventions européennes dans le cadre de projet d'investissement. L'Hôpital Mamao, où travaille Eve et qui est le seul hôpital d'importance dans la
région, a par exemple été financé par l'UE. Et actuellement, les fonds versés par l'UE sont utilisés pour installer des panneaux solaires dans les îles isolées des Tuamotu.
C'est donc un statut juridique intéressant mais qui reste marginal par rapport aux échanges avec la France, dont l'intervention dans l'économie locale est bien plus importante. La principale
raison est que le montant des subventions est inversement proportionnel au PIB/hab., qui est élevé dans le Fenua.
Le statut de PTOM est à ne pas confondre avec celui de RUP (Région UltraPériphériques) qui englobe notamment les DOM français. A la différence des PTOM, les RUP sont membres à part entière de
l'Union Européenne et le droit européen s'y applique, et c'est par exemple ainsi que les DOM français sont passés à l'Euro en même temps que la Métropole, tandis que nous en sommes toujours au
Francs Pacifiques !
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