Tau matari’i i ni’a et Te Ahi Nui
Lorsque les Européens sont arrivés, ils ont imposé leur religion (chrétienne, j'y reviendrai dans un autre article) et ont interdit aux Polynésiens la pratique de leurs coutumes. Comme celles-ci se transmettaient essentiellement à l'oral, après l'arrivée des Européens, il y a eu d'énorme perte dans la transmission religieuse et des coutumes. Ainsi, nous ne connaissons presque rien de la religion d'origine et les Maraes (édifices religieux) encore existants aujourd'hui sont bien énigmatiques.
La transmission des coutumes a aussi beaucoup souffert de la colonisation, et pas uniquement en Polynésie Française, la culture Maohi a été très marginalisée dans tout le Pacifique. Heureusement, depuis quelques années, des associations, souvent soutenues par les pouvoir locaux, essayent de remettre en avant les traditions maohi et en Polynésie Française, cela se traduit par la renaissance des célébrations traditionnelles.
C'est ainsi qu'en ce moment, nous célébrons Tau matari’i i ni’a et Te Ahi Nui.
Tau matari’i i ni’a est la célébration du lever des Pléïades, une constellation visible dans le ciel polynésien à partir de cette période. Le lever des Pléïades correspond au retour de la saison d'abondance (joli nom pour dire saison des pluies !), période où la population pouvait enfin arrêter de manger des racines pour manger une production maraîchère. C'est une coutume ressuscitée il y 5 ans par l'association Haururu.
Hier, c'était la cérémonie d'ouverture des célébrations (en présence du Ministre en charge de la Culture) qui dureront un mois à travers différents spectacles, animations scolaires, expositions, etc... Eve, Christophe et moi y étions et avons pu assister à un spectacle de chant et danse traditionnelle très sympa quoiqu’un peu trop court.
Te Ahi Nui est une compétition de danseur de feu, la danse de feu étant une danse plus ou moins guerrière pratiquée à l’origine dans toutes les îles du Pacifique. L'objectif est de réaliser une chorégraphie avec un élément enflammée. Bâton, torche, lame, cela dépend des îles et il y a donc plusieurs styles de danseurs de feu. Et en cette fin de semaine, des danseurs d’un peu partout (Samoa, Hawaï, etc…) vont se retrouver sur Tahiti pour une compétition.
C'est une coutume qui avait également disparu mais qui a été remise au goût du jour il y a 10 ans en Polynésie Française par la chaîne d'hôtel de luxe Méridien qui a organisé des compétitions dès son implantation ici il y a 10 ans aussi.
Nous ne savons pas encore si nous y participerons, il faudra évaluer notre temps disponible et surtout nos finances car les places pour assister à la compétition ne sont pas données (environ 60 € avec repas hors boisson). Et oui, c'est le revers de la médaille quand c'est un hôtel de luxe qui ressuscite une coutume. Hier, le spectacle d’inauguration de Tau matari’i i ni’a était public et gratuit !
La transmission des coutumes a aussi beaucoup souffert de la colonisation, et pas uniquement en Polynésie Française, la culture Maohi a été très marginalisée dans tout le Pacifique. Heureusement, depuis quelques années, des associations, souvent soutenues par les pouvoir locaux, essayent de remettre en avant les traditions maohi et en Polynésie Française, cela se traduit par la renaissance des célébrations traditionnelles.
C'est ainsi qu'en ce moment, nous célébrons Tau matari’i i ni’a et Te Ahi Nui.
Tau matari’i i ni’a est la célébration du lever des Pléïades, une constellation visible dans le ciel polynésien à partir de cette période. Le lever des Pléïades correspond au retour de la saison d'abondance (joli nom pour dire saison des pluies !), période où la population pouvait enfin arrêter de manger des racines pour manger une production maraîchère. C'est une coutume ressuscitée il y 5 ans par l'association Haururu.
Hier, c'était la cérémonie d'ouverture des célébrations (en présence du Ministre en charge de la Culture) qui dureront un mois à travers différents spectacles, animations scolaires, expositions, etc... Eve, Christophe et moi y étions et avons pu assister à un spectacle de chant et danse traditionnelle très sympa quoiqu’un peu trop court.
Te Ahi Nui est une compétition de danseur de feu, la danse de feu étant une danse plus ou moins guerrière pratiquée à l’origine dans toutes les îles du Pacifique. L'objectif est de réaliser une chorégraphie avec un élément enflammée. Bâton, torche, lame, cela dépend des îles et il y a donc plusieurs styles de danseurs de feu. Et en cette fin de semaine, des danseurs d’un peu partout (Samoa, Hawaï, etc…) vont se retrouver sur Tahiti pour une compétition.
C'est une coutume qui avait également disparu mais qui a été remise au goût du jour il y a 10 ans en Polynésie Française par la chaîne d'hôtel de luxe Méridien qui a organisé des compétitions dès son implantation ici il y a 10 ans aussi.
Nous ne savons pas encore si nous y participerons, il faudra évaluer notre temps disponible et surtout nos finances car les places pour assister à la compétition ne sont pas données (environ 60 € avec repas hors boisson). Et oui, c'est le revers de la médaille quand c'est un hôtel de luxe qui ressuscite une coutume. Hier, le spectacle d’inauguration de Tau matari’i i ni’a était public et gratuit !
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