Bora Bora, ça, c'est fait !
Bora Bora est conforme à sa réputation, c'est une île au lagon magnifique avec de superbes hôtels très bien intégrés dans le paysage, ce qui offre des panoramas improbables qui mêlent à la fois luxe et nature. Ca c'est pour le bon côté. Pour les mauvais côté, nous avons aussi pu vérifier ce qui se dit, c'est-à-dire qu'en dehors des hôtels et de la partie touristique au sud de l'île, le reste de Bora est quelconque, le paysage (hors lagon) sont très similaires à ceux des autres îles de l'Archipel de la Société. Pire, j'ai trouvé que la route de Bora Bora est de plus mauvaise qualité que celle de Moorea ou même Huahine ! Seule bonne surprise, on a lu que Bora était sale, avec des canettes et des sacs plastiques jetés n'importe où, "mais" une fois sur place, nous ne l'avons pas remarqué. A partir de ces remarques préliminaires, paradoxalement, ce qui nous a plu à Bora, ce n'est pas ce pour quoi elle est célèbre, et ce de manière justifiée, mais les à-côtés que nous avons découvert. Et le mieux, c'est encore de vous raconter tout ça de manière chronologique, parce que c'est encore ce qu'il y a de plus simple ! NB : je vous recommande d'avoir une carte de Bora Bora sous les yeux, vous visualiserez mieux les lieux évoquées. Vous pouvez trouver une carte ici : Bora Bora : les photos
Samedi matin, nous prenons l'avion et arrivons à Bora Bora vers 9h30. La spécificité de l'aéroport de Bora, c'est qu'il se trouve isolé sur un motu (un îlot) au nord de l'île. Donc juste après l'avion, on doit prendre le bateau pour rejoindre l'île principale à Vaitape, la "capitale" de Bora (ce que nous avons fait) ou prendre le bateau de son hôtel prestigieux pour directement rejoindre ce dernier en bateau. Une fois à Vaitape, une navette de notre hôtel, le Matai, nous attendait et nous y a emmené. La Maitai est un hôtel situé à la pointe Matira, au sud de l'île, là où sont concentrés tous les hôtels et pension de l'île principale, nous étions donc "au cœur" de la zone touristique. Le temps de prendre le bateau et la navette, la matinée était déjà bien entamé et il ne restait plus beaucoup de temps pour commencer quelque chose sachant que nous avions une plongée prévu en début d'après-midi. Nous avons vainement essayé de louer un vélo et un bugway (une sorte de quad déguisé en cabriolet) pour faire un petit tour mais ce ne fut pas possible (tout était déjà loué) et finalement, notre matinée s'est résumé à l'achat d'un paréo pour Eve et à un déjeuner dans un snack où nous avons mangé des crêpes bretonnes (et oui, on en trouve partout !).
Samedi après-midi, le club de plongée est venu nous chercher à l'hôtel pour nous emmener au centre de plongé situé à Top Dive, près de Vaitape. Au programme, une plongée dans le lagon de Bora Bora, sur le site des raies léopards. Malheureusement pour nous, la malédiction des raies était toujours présente depuis Rangiroa et seule Eve a eu la chance d'en apercevoir une au loin pendant quelques secondes. On est loin des images où les plongeurs sont au milieu de vingt raies "volant" en escadrilles ! On s'en plaindrait presque alors que la plongée était quand même sympa, les eaux de Bora Bora étant aussi très poissonneuses et riches en faune lagonnaire. Et puis, on était à Bora donc en remontant sur le bateau, notre moniteur nous a donné deux serviettes propres pour nous sécher, nous a servi à boire et nous a coupé un ananas !!! A Tahiti (et ailleurs), après une plongée, au mieux, on a apporté nous même notre serviette et avec un peu chance, il y une bouteille d'eau et quelques petit beurre à bord ! Après, la plongée, nous sommes retourné du côté de Matira où nous avons pu louer des vélos, que nous avons tout de suite réutilisé pour retourner... à Vaitape, où un bar-restaurant était célèbre pour sa terrasse surplombant le lagon à un endroit où les raies viennent souvent. Là encore, la malédiction était trop forte, une fois à Vaitape, nous avons appris que le bar-restaurant avait fermé et désormais, il ne faisait plus que restaurant et n'ouvrait que dans une heure. En France, sur la Cote d'Azur, nous aurions sûrement décidé d'attendre en prenant l'apéro dans un bar environnant. Mais à Bora Bora, à notre grande surprise, le centre-ville est mort ! Il n'y a que quelques boutiques et restaurant, mais rien d'ouvert à 18h un samedi ! Du coup, nous sommes rentrés vers Matira, en nous arrêtant au Bloody Mary's, restaurant "people" de Bora Bora où s'arrêtent les stars de passage, et il y a dans l'entrée un tableau qui récapitule les VIP qui ont mangé dans le restaurant (Harrison Ford, Bill Gates, Beyoncé, Gérard Depardieu, etc...). Nous avons hésité à y diner car nos deux guides (Lonely Planet et Petit Futé) décrivaient le lieu de manière positive. Finalement, nous avons diné près de notre hôtel, car je voulais manger... une pierrade ! Et oui, on trouve de tout à Bora !
Le dimanche matin a été consacré à la plongée puisque nous avons fait deux plongées enchaînées (on plonge une première fois, puis on change de lieu et on replonge, sans passer par la case "terre"). Et au programme des plongées : rencontre avec les requins citrons, les plus gros requins visibles en Polynésie, les second plus gros après le requin blanc. Nous en avions vu à Rangiroa mais de loin uniquement. Cette fois, à Bora, nous étions aux premières loges car les requins sont passés tout près de nous, un des moniteurs s'est même permis d'en toucher un à la nageoire. Perso, même si je commence à m'y habituer, je ne suis pas très à l'aise quand des requins sont autour donc je ne me serais jamais laissé aller à de tels familiarités ! En plus des requins citrons, il y avait aussi des requins pointes noires, plus petits mais qui ont l'air plus vicieux (ça va peut-être de pair !). En effet, le requin citron se déplace de manière majestueuse, en restant au fond, tandis que les pointes noires évoluent en trois dimensions et parfois se retrouvent à hauteur de masque juste derrière, ce qui n'est pas des plus rassurants. Ces deux plongées en océan auront été l'occasion de mettre en pratique ce qu'on a appris au sujet de la panne d'air lors de la formation pour le niveau 1. En effet, entres les deux plongées, l'un des plongeurs a oublié de changer sa bouteille, et pour éviter d'annuler la plongée, nous avons partagé nos bouteilles et j'ai fini la plongée avec un plongeur sur mon détendeur de secours !
L'après-midi, nous avions décidé d'aller au Méridien, situé sur le motu à l'est. Ces hôtels de luxe sur des îlots déserts sont ceux qui sont mis en avant pour parler du "paradis" polynésien. Mais ce n'est pas (que) pour ça que nous y sommes allés, nous y sommes allés pour visiter la lagune aux tortues, un espace naturel où se rencontrent les eaux de l'océan et celles du lagon qui a été aménagé pour accueillir un centre de protection des tortues et du corail. Les animaux et œufs confisqués aux braconniers (il est interdit de chasser la tortue mais beaucoup le font car la tortue est un animal traditionnellement consommé dans les îles) sont recueillis par le centre qui ensuite relâche les tortues après plusieurs années de soin (les tortues, c'est lent à la détente, c'est bien connu !). Pour se rendre au Méridien, nous avons dû nous rendre en vélo à Anau pour prendre le bateau, nous sommes partis peu de temps après la plongée en nous disant que nous irons manger au premier snack croisé. C'était une mauvaise idée car dès qu'on quitte la pointe Matira (après le Club Med), il n'y a plus rien à part des habitations ! Nous avons juste pu nous procurer des fruits vendus par des particuliers sur le bord de la route et pour déjeuner (surtout que nous avions faim après les plongées), nous avons fini par trouver notre bonheur en achetant de quoi grignoter (une noix de coco et des toasts aux œufs) sur un stand installé à l'occasion d'une compétition dominicale de volley-ball entres les jeunes qui quartier ! Pendant notre ballade, si on met de côté la faim, nous avons vraiment été plongé dans le monde des îles, hors des sentiers préétablis pour les touristes, et c'est ainsi que nous avons fait connaissance avec quelques enfants de Bora, avec un mélange de timidité et d'attrait pour les "étrangers" que nous étions. C'était agréable et un peu bizarre car on avait l'impression d'être à la fois touriste et du coin, ce qui finalement caractérise bien notre vie en Polynésie !
Côté Méridien, c'était top ! Déjà, le cadre en général était très agréable, c'est un peu une évidence mais je vais qu'en même le redire : les pieds dans le lagon, les pilotis, la plage de sable blanc, la piscine à débordement, le personnel attentionné, et bien, ça ne fait pas de mal ! Mais le clou du "spectacle", c'était quand même la lagune aux tortues, où nous avons pu nager au milieu de très nombreuses tortues et les observer longuement puisqu'il n'y avait aucune limite de temps et la lagune (en gros un grand lac) permet à la tortue de "prendre le large" tout en restant dans notre champ visuel. Contrairement à une plongée classique où la tortue finit par fausser compagnie au bout de quelques minutes. Et puis, on a aussi pu voir des petits bébés tortues tous petits tous mimis qui pourrait tenir dans une main ! Et je m'arrête là devant notre passion des bébés tortues car certains lecteurs pourraient extrapoler de manière erronée cette attraction pour les petits bébés ;-).
Lundi, nous avons suivi le parcours du touriste "de base" en participant à un tour du lagon en pirogues à moteur qui sont parfois surnommés péjorativement "charter" par les locaux. Et pour le coup, c'était vraiment justifié à Bora où nous avons été entassé dans un bateau pour une journée des plus prévisible et formatée : tour en bateau, pause snorkelling, pause nourrissage de raies et de requin, pause déjeuner sur un motu paradisiaque, pause les accompagnateurs jouent de la musique, etc... Je le raconte de manière blasé car c'est un peu comme ça que je l'ai vécu parce que c'est mon 4ème tour du lagon (Moorea, Huahine, Rangiroa -même si ce n’était pas le tour qu'on a fait- et Bora) et qu'au bout d'un moment, la journée devient très prévisible. Ca n'en reste pas moins (pour moi) LA chose à faire sur chaque île. Car autant les "animations" sont prévisibles et peuvent lasser, rien ne remplacera la découverte d'un lagon depuis l'eau, et sachant que chaque lagon est unique, le tour du lagon est à mon avis une étape obligée sur chaque île (possédant un lagon bien sûr !). Cependant, on peut se poser la question de savoir s'il ne serait pas préférable de participer à un tour privée plus intimiste pour profiter du lagon de manière moins "industrielle". Mais ce n'est plus alors la même prestation, ni le même prix.
En attendant, cela nous a fait trois jours bien remplis, surtout que le dernier jour, j'ai commencé mon "agonie virale" qui heureusement depuis s'est arrangée. Et en conclusion, que dire de Bora Bora qui n'a pas été déjà dit ? Bah oui, c'est beau même si parfois on aimerait voir à l'horizon la nature plutôt qu'une rangée de bungalow sur pilotis. Et je confirme que lorsqu'on suit les chemins balisés pour touristes, et bien, on tombe sur des touristes en nombre, mais on peut s'évader très facilement car l'activité touristique est concentrée sur certains secteurs bien précis. A mon avis, ça ne sera pas notre île préférée parce qu'en temps que résident, ça fait plus "classe" de dire que Bora, "c'est bien mais c'est surfait" ;-). Plus sérieusement, c'est une île à faire, ce serait dommage de passer par la Polynésie Française sans vivre le mythe, car ça reste malgré ses défauts la Perle du Pacifique.
Samedi matin, nous prenons l'avion et arrivons à Bora Bora vers 9h30. La spécificité de l'aéroport de Bora, c'est qu'il se trouve isolé sur un motu (un îlot) au nord de l'île. Donc juste après l'avion, on doit prendre le bateau pour rejoindre l'île principale à Vaitape, la "capitale" de Bora (ce que nous avons fait) ou prendre le bateau de son hôtel prestigieux pour directement rejoindre ce dernier en bateau. Une fois à Vaitape, une navette de notre hôtel, le Matai, nous attendait et nous y a emmené. La Maitai est un hôtel situé à la pointe Matira, au sud de l'île, là où sont concentrés tous les hôtels et pension de l'île principale, nous étions donc "au cœur" de la zone touristique. Le temps de prendre le bateau et la navette, la matinée était déjà bien entamé et il ne restait plus beaucoup de temps pour commencer quelque chose sachant que nous avions une plongée prévu en début d'après-midi. Nous avons vainement essayé de louer un vélo et un bugway (une sorte de quad déguisé en cabriolet) pour faire un petit tour mais ce ne fut pas possible (tout était déjà loué) et finalement, notre matinée s'est résumé à l'achat d'un paréo pour Eve et à un déjeuner dans un snack où nous avons mangé des crêpes bretonnes (et oui, on en trouve partout !).
Samedi après-midi, le club de plongée est venu nous chercher à l'hôtel pour nous emmener au centre de plongé situé à Top Dive, près de Vaitape. Au programme, une plongée dans le lagon de Bora Bora, sur le site des raies léopards. Malheureusement pour nous, la malédiction des raies était toujours présente depuis Rangiroa et seule Eve a eu la chance d'en apercevoir une au loin pendant quelques secondes. On est loin des images où les plongeurs sont au milieu de vingt raies "volant" en escadrilles ! On s'en plaindrait presque alors que la plongée était quand même sympa, les eaux de Bora Bora étant aussi très poissonneuses et riches en faune lagonnaire. Et puis, on était à Bora donc en remontant sur le bateau, notre moniteur nous a donné deux serviettes propres pour nous sécher, nous a servi à boire et nous a coupé un ananas !!! A Tahiti (et ailleurs), après une plongée, au mieux, on a apporté nous même notre serviette et avec un peu chance, il y une bouteille d'eau et quelques petit beurre à bord ! Après, la plongée, nous sommes retourné du côté de Matira où nous avons pu louer des vélos, que nous avons tout de suite réutilisé pour retourner... à Vaitape, où un bar-restaurant était célèbre pour sa terrasse surplombant le lagon à un endroit où les raies viennent souvent. Là encore, la malédiction était trop forte, une fois à Vaitape, nous avons appris que le bar-restaurant avait fermé et désormais, il ne faisait plus que restaurant et n'ouvrait que dans une heure. En France, sur la Cote d'Azur, nous aurions sûrement décidé d'attendre en prenant l'apéro dans un bar environnant. Mais à Bora Bora, à notre grande surprise, le centre-ville est mort ! Il n'y a que quelques boutiques et restaurant, mais rien d'ouvert à 18h un samedi ! Du coup, nous sommes rentrés vers Matira, en nous arrêtant au Bloody Mary's, restaurant "people" de Bora Bora où s'arrêtent les stars de passage, et il y a dans l'entrée un tableau qui récapitule les VIP qui ont mangé dans le restaurant (Harrison Ford, Bill Gates, Beyoncé, Gérard Depardieu, etc...). Nous avons hésité à y diner car nos deux guides (Lonely Planet et Petit Futé) décrivaient le lieu de manière positive. Finalement, nous avons diné près de notre hôtel, car je voulais manger... une pierrade ! Et oui, on trouve de tout à Bora !
Le dimanche matin a été consacré à la plongée puisque nous avons fait deux plongées enchaînées (on plonge une première fois, puis on change de lieu et on replonge, sans passer par la case "terre"). Et au programme des plongées : rencontre avec les requins citrons, les plus gros requins visibles en Polynésie, les second plus gros après le requin blanc. Nous en avions vu à Rangiroa mais de loin uniquement. Cette fois, à Bora, nous étions aux premières loges car les requins sont passés tout près de nous, un des moniteurs s'est même permis d'en toucher un à la nageoire. Perso, même si je commence à m'y habituer, je ne suis pas très à l'aise quand des requins sont autour donc je ne me serais jamais laissé aller à de tels familiarités ! En plus des requins citrons, il y avait aussi des requins pointes noires, plus petits mais qui ont l'air plus vicieux (ça va peut-être de pair !). En effet, le requin citron se déplace de manière majestueuse, en restant au fond, tandis que les pointes noires évoluent en trois dimensions et parfois se retrouvent à hauteur de masque juste derrière, ce qui n'est pas des plus rassurants. Ces deux plongées en océan auront été l'occasion de mettre en pratique ce qu'on a appris au sujet de la panne d'air lors de la formation pour le niveau 1. En effet, entres les deux plongées, l'un des plongeurs a oublié de changer sa bouteille, et pour éviter d'annuler la plongée, nous avons partagé nos bouteilles et j'ai fini la plongée avec un plongeur sur mon détendeur de secours !
L'après-midi, nous avions décidé d'aller au Méridien, situé sur le motu à l'est. Ces hôtels de luxe sur des îlots déserts sont ceux qui sont mis en avant pour parler du "paradis" polynésien. Mais ce n'est pas (que) pour ça que nous y sommes allés, nous y sommes allés pour visiter la lagune aux tortues, un espace naturel où se rencontrent les eaux de l'océan et celles du lagon qui a été aménagé pour accueillir un centre de protection des tortues et du corail. Les animaux et œufs confisqués aux braconniers (il est interdit de chasser la tortue mais beaucoup le font car la tortue est un animal traditionnellement consommé dans les îles) sont recueillis par le centre qui ensuite relâche les tortues après plusieurs années de soin (les tortues, c'est lent à la détente, c'est bien connu !). Pour se rendre au Méridien, nous avons dû nous rendre en vélo à Anau pour prendre le bateau, nous sommes partis peu de temps après la plongée en nous disant que nous irons manger au premier snack croisé. C'était une mauvaise idée car dès qu'on quitte la pointe Matira (après le Club Med), il n'y a plus rien à part des habitations ! Nous avons juste pu nous procurer des fruits vendus par des particuliers sur le bord de la route et pour déjeuner (surtout que nous avions faim après les plongées), nous avons fini par trouver notre bonheur en achetant de quoi grignoter (une noix de coco et des toasts aux œufs) sur un stand installé à l'occasion d'une compétition dominicale de volley-ball entres les jeunes qui quartier ! Pendant notre ballade, si on met de côté la faim, nous avons vraiment été plongé dans le monde des îles, hors des sentiers préétablis pour les touristes, et c'est ainsi que nous avons fait connaissance avec quelques enfants de Bora, avec un mélange de timidité et d'attrait pour les "étrangers" que nous étions. C'était agréable et un peu bizarre car on avait l'impression d'être à la fois touriste et du coin, ce qui finalement caractérise bien notre vie en Polynésie !
Côté Méridien, c'était top ! Déjà, le cadre en général était très agréable, c'est un peu une évidence mais je vais qu'en même le redire : les pieds dans le lagon, les pilotis, la plage de sable blanc, la piscine à débordement, le personnel attentionné, et bien, ça ne fait pas de mal ! Mais le clou du "spectacle", c'était quand même la lagune aux tortues, où nous avons pu nager au milieu de très nombreuses tortues et les observer longuement puisqu'il n'y avait aucune limite de temps et la lagune (en gros un grand lac) permet à la tortue de "prendre le large" tout en restant dans notre champ visuel. Contrairement à une plongée classique où la tortue finit par fausser compagnie au bout de quelques minutes. Et puis, on a aussi pu voir des petits bébés tortues tous petits tous mimis qui pourrait tenir dans une main ! Et je m'arrête là devant notre passion des bébés tortues car certains lecteurs pourraient extrapoler de manière erronée cette attraction pour les petits bébés ;-).
Lundi, nous avons suivi le parcours du touriste "de base" en participant à un tour du lagon en pirogues à moteur qui sont parfois surnommés péjorativement "charter" par les locaux. Et pour le coup, c'était vraiment justifié à Bora où nous avons été entassé dans un bateau pour une journée des plus prévisible et formatée : tour en bateau, pause snorkelling, pause nourrissage de raies et de requin, pause déjeuner sur un motu paradisiaque, pause les accompagnateurs jouent de la musique, etc... Je le raconte de manière blasé car c'est un peu comme ça que je l'ai vécu parce que c'est mon 4ème tour du lagon (Moorea, Huahine, Rangiroa -même si ce n’était pas le tour qu'on a fait- et Bora) et qu'au bout d'un moment, la journée devient très prévisible. Ca n'en reste pas moins (pour moi) LA chose à faire sur chaque île. Car autant les "animations" sont prévisibles et peuvent lasser, rien ne remplacera la découverte d'un lagon depuis l'eau, et sachant que chaque lagon est unique, le tour du lagon est à mon avis une étape obligée sur chaque île (possédant un lagon bien sûr !). Cependant, on peut se poser la question de savoir s'il ne serait pas préférable de participer à un tour privée plus intimiste pour profiter du lagon de manière moins "industrielle". Mais ce n'est plus alors la même prestation, ni le même prix.
En attendant, cela nous a fait trois jours bien remplis, surtout que le dernier jour, j'ai commencé mon "agonie virale" qui heureusement depuis s'est arrangée. Et en conclusion, que dire de Bora Bora qui n'a pas été déjà dit ? Bah oui, c'est beau même si parfois on aimerait voir à l'horizon la nature plutôt qu'une rangée de bungalow sur pilotis. Et je confirme que lorsqu'on suit les chemins balisés pour touristes, et bien, on tombe sur des touristes en nombre, mais on peut s'évader très facilement car l'activité touristique est concentrée sur certains secteurs bien précis. A mon avis, ça ne sera pas notre île préférée parce qu'en temps que résident, ça fait plus "classe" de dire que Bora, "c'est bien mais c'est surfait" ;-). Plus sérieusement, c'est une île à faire, ce serait dommage de passer par la Polynésie Française sans vivre le mythe, car ça reste malgré ses défauts la Perle du Pacifique.
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