Grèves, toujours pas la fin
Les grèves ne sont toujours pas finies. En face de chez nous, le Sheraton est toujours bloqué par ses salariés et dans le centre-ville, le blocage des fonctionnaires d'Etat est toujours en place. Et ici, les grévistes ne font pas semblant, ainsi, que ce soit au Sheraton ou dans le centre, le blocage est maintenu en permanence, même le week-end et même la nuit. Et cela commence à nous poser quelques problèmes...
Coté fonctionnaire, la grève des douaniers fait que je n'ai toujours pas la possibilité de récupérer le colis dont j'ai parlé la semaine dernière, et je risque de voir mes prochains colis (achats internet) bloqués également. De même, nos cartons issus du déménagement, qui arrivent lundi prochain, risquent d'être bloqués. Il y a même un scénario encore plus noir : comme la plate-forme portuaire où arrive les containers est saturée, il se peut que les containers repartent, et nos affaires risquent de faire demi-tour ! Surtout que c'est la période des fêtes donc il y a énormément d'arrivées en ce moment. Et on risque aussi d'avoir une pénurie alimentaire ! Pour le moment, les denrées fraîches font l'objet d'une exception et ne sont pas bloquées par les grévistes, cependant, lorsque la plate-forme sera saturée, les denrées feront aussi demi-tour !
Et les dernières nouvelles (que je suis avec attention dans la presse locale) ne sont pas bonnes. La réforme qui fâche (celle de l'ITR) a été votée et les amendements des parlementaires polynésiens ont été refusés. Demain, il y aura une réunion à Paris entre les syndicalistes polynésiens, le Président de la Polynésie Française et le Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, mais comme le Gouvernement français semble vouloir être ferme sur sa réforme, on risque de rester sur un blocage.
Et chez les fonctionnaires, il n'y a pas que les douaniers, il y a aussi le Trésor Public, institution de l'Etat qui finance directement ou indirectement le fonctionnement des organismes publics, qu'ils dépendent de l'Etat ou du Pays (appellation récente de Polynésie Française au Fenua, utilisée depuis le changement de statut). Et avec la grève actuelle, il risque d'y avoir des "retards considérables dans le paiement des salaires du mois de novembre" (citation extraite de la Dépêche de Tahiti) dans la fonction publique. Et manque de chance pour nous, Eve travaillant à l'Hôpital public, elle sera directement concernée par ces retards, ce qui ne va pas nous faciliter l'emménagement dans la nouvelle maison. Mais bon, rassurez-vous, on va quand même réussir à s'en sortir : le logement sera meublé et on va récupérer pas mal d'affaires si nos cartons arrivent à bon port (j'y crois malgré le contexte difficile !).
Côté Sheraton, nous sommes aussi touchés. Tout d'abord parce que les grévistes bloquent l'accès de l'hôtel à tout le monde, et notamment aux éboueurs, ce qui fait que nous avons des poubelles qui s'entassent derrière le mur du trottoir d'en face. Pour le moment, l'odeur n'est pas encore remontée jusqu'à nos fenêtres, cependant, avec la chaleur et l'humidité, on a un mélange qui peut détonner !
L'autre problème posé par cette grève est que notre centre de plongée est situé dans l'enceinte du Sheraton, et les grévistes bloquants l'accès, il faut à chaque fois négocier le passage, ce qui n'est pas évident car le Sheraton est interdit aux touristes (plus de client dans l'Hôtel !). Et en réaction à la grève, le Sheraton envisage de fermer temporairement, ce qui risque de fermer le centre de plonger. A plus long terme, il se peut même que le Sheraton ferme définitivement car il n'est pas assez rentable, et à ce moment là, notre centre de plongée sera "dans la merde", dixit notre moniteur.
Bref, situation compliquée, et en plus, on n'a plus de soleil :-( ! On regretterait presque une bonne grève SNCF. A ce propos, bon courage avec les grèves métropolitaines en cours ou à venir ! Coté fonctionnaire, la grève des douaniers fait que je n'ai toujours pas la possibilité de récupérer le colis dont j'ai parlé la semaine dernière, et je risque de voir mes prochains colis (achats internet) bloqués également. De même, nos cartons issus du déménagement, qui arrivent lundi prochain, risquent d'être bloqués. Il y a même un scénario encore plus noir : comme la plate-forme portuaire où arrive les containers est saturée, il se peut que les containers repartent, et nos affaires risquent de faire demi-tour ! Surtout que c'est la période des fêtes donc il y a énormément d'arrivées en ce moment. Et on risque aussi d'avoir une pénurie alimentaire ! Pour le moment, les denrées fraîches font l'objet d'une exception et ne sont pas bloquées par les grévistes, cependant, lorsque la plate-forme sera saturée, les denrées feront aussi demi-tour !
Et les dernières nouvelles (que je suis avec attention dans la presse locale) ne sont pas bonnes. La réforme qui fâche (celle de l'ITR) a été votée et les amendements des parlementaires polynésiens ont été refusés. Demain, il y aura une réunion à Paris entre les syndicalistes polynésiens, le Président de la Polynésie Française et le Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, mais comme le Gouvernement français semble vouloir être ferme sur sa réforme, on risque de rester sur un blocage.
Et chez les fonctionnaires, il n'y a pas que les douaniers, il y a aussi le Trésor Public, institution de l'Etat qui finance directement ou indirectement le fonctionnement des organismes publics, qu'ils dépendent de l'Etat ou du Pays (appellation récente de Polynésie Française au Fenua, utilisée depuis le changement de statut). Et avec la grève actuelle, il risque d'y avoir des "retards considérables dans le paiement des salaires du mois de novembre" (citation extraite de la Dépêche de Tahiti) dans la fonction publique. Et manque de chance pour nous, Eve travaillant à l'Hôpital public, elle sera directement concernée par ces retards, ce qui ne va pas nous faciliter l'emménagement dans la nouvelle maison. Mais bon, rassurez-vous, on va quand même réussir à s'en sortir : le logement sera meublé et on va récupérer pas mal d'affaires si nos cartons arrivent à bon port (j'y crois malgré le contexte difficile !).
Côté Sheraton, nous sommes aussi touchés. Tout d'abord parce que les grévistes bloquent l'accès de l'hôtel à tout le monde, et notamment aux éboueurs, ce qui fait que nous avons des poubelles qui s'entassent derrière le mur du trottoir d'en face. Pour le moment, l'odeur n'est pas encore remontée jusqu'à nos fenêtres, cependant, avec la chaleur et l'humidité, on a un mélange qui peut détonner !
L'autre problème posé par cette grève est que notre centre de plongée est situé dans l'enceinte du Sheraton, et les grévistes bloquants l'accès, il faut à chaque fois négocier le passage, ce qui n'est pas évident car le Sheraton est interdit aux touristes (plus de client dans l'Hôtel !). Et en réaction à la grève, le Sheraton envisage de fermer temporairement, ce qui risque de fermer le centre de plonger. A plus long terme, il se peut même que le Sheraton ferme définitivement car il n'est pas assez rentable, et à ce moment là, notre centre de plongée sera "dans la merde", dixit notre moniteur.
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